Gorkha - Patan

Publié le par Dadouchka

3 juin : le bus pour rentrer à Katmandou est en début d’après-midi. Je décide de profiter de la matinée pour visiter le musée, installé dans le bâtiment qui faisait office de centre administratif du royaume Shah au XVIIe siècle. Mais avant ça nous nous mettons en quête d’un cyber café. Il y en a bien un, au 1er étage d’un petit immeuble en bas de la ville. Mais le débit y est tellement lent que je n’arrive même pas à charger la page d’accueil de ma messagerie. Au bout d’une demi-heure, je laisse tomber et on remonte vers le musée : là le guichetier me rend la monnaie avec des roupies indiennes !! J’ai eu bien du mal à m’en débarrasser par la suite. Ce qu’il y a de bien en revanche c’est que pour les Népalais, c’est gratuit et pour les pays de l’Asean, c’est moins cher. Le bâtiment est très beau, dans le même style newari que les temples vus à Pokhara, et que la citadelle, et il est très bien restauré. Plusieurs fenêtres arborent de magnifiques paons, animal symbole du Népal. On peut y voir une galerie de portraits des rois Shahs, des armes anciennes, des parchemins portant d’anciennes lois ou des horoscopes, des monnaies, des objets de culte ou d’offrande comme ces petites reproductions de stupa, des instruments de musique et d’instruments de mesure : en plus d’unifier le pays, les rois Shahs imposèrent un système de mesure unique. On peut voir en particulier des récipients de même forme et de contenances différentes, alignés comme des poupées russes : les unités de mesure de contenance.

 

Après la visite, il est temps de repartir. Après avoir payé l’hôtel, on quitte la ville dans un bus local, très fleuri et doté d’un lecteur de CD. Pendant 4h de voyage non stop, on s’est coltiné les tubes locaux, mélanges de pop songs doucereuses et chansons folks répétitives et nasillardes. Là au milieu, une chanson occidentale : « Barbie Girl »… Youpi.

Les sièges inconfortables, la route chaotique, la chaleur, c’est supportable, mais ça…Bon, il faut bien prendre son mal en patience, en observant les paysages le long de la route, les échoppes repeintes aux couleurs bleues de Pepsi ou rouges de la bière Tuborg, les femmes qui portent de l’eau ou font la vaisselle, les écoliers en uniforme qui rentrent de l’école, les paysages de terre sèche et ocre et de rizière vert tendre. Et à mesure qu’on approche de la ville, les industries archaïques comme les briquèteries et leurs hautes cheminées rouges et les sites d’extraction de sable ou de ciment. Et finalement la banlieue de Kathmandou ses embouteillages, et sa pollution. Le bus nous arrête, Bimal nous trouve un taxi, et nous voilà à l’agence. J’y reste un petit moment, le temps de laisser un mot dans le livre d’or de la boutique, de dire bonjour à Aumish, qui rentre lui aussi de trek, et à Kancha qui était reparti de son côté après le trek, et de rendre mon sac de couchage à la boutique où je l’ai loué. Après ça, comme j’ai décidé de ne pas rester à Kathmandou, et surtout pas à Thamel. J’ai repéré une petite guest-house dans le Routard, à Patan, cité qui jouxte Kathmandou au sud, de l’autre côté de la rivière Bagmati. C’est en principe un peu moins un terrain de chasse pour la rabateurs de touristes. Avant l’unification du royaume par les Shahs, c’était un royaume concurrent de Kathmadou, qui possédait donc également son Durbar Square. L’hôtel est sympa, il y a même un cyber café en bas. Je commande une soupe pour diner et je tombe vite dans les bras de Morphée.

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Publié dans Voyage Népal

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