Pokhara 2: Davis falls

Publié le par Dadouchka

Le réveil du 1er juin ne se fait pas sans difficultés compte tenu de ma nuit certes réparatrice mais néanmoins interrompue par de nombreux aboiements de chien. Mais il faut bien se lever car la journée va être chargée. Le propriétaire de l’hôtel m’a vendu une journée « sight-seeing » autour de Pokhara. La ville est loin de regorger de sites remarquables, mais il y a au programme deux sites qui n’apparaissent pas dans les guides, alors je me laisse convaincre. Surtout il met à ma disposition la voiture de l’hôtel et son chauffeur, et comme c’est Bimal qui m’accompagne, ça lui fait un petit complément de revenu.

 

Le premier site s’appelle Davis falls. Il s’agit d’une chute d’eau située dans la banlieue de la ville. Rien à voir avec une cascade, c’est simplement une des rivières locales qui tombe à cet endroit dans un gouffre assez profond. En période de mousson, avec le gonflement des eaux, il parait que c’est très impressionnant, l’eau se jetant avec fracas sur les parois et aspergeant les visiteurs. Bon là, c’est la fin de la période sèche, le débit est très faible et ça n’a rien de très attractif. Ce qui est impressionnant surtout c’est la quantité de déchets qui sont accumulés là, pour beaucoup amenés par la rivière, et un peu aussi par les visiteurs.

 

La chute d’eau est au milieu d’un parc aménagé, où comme partout ailleurs, Hindouisme et Bouddhisme sont représentés : un lingam et un taureau figurent shiva, et Ganesh l’accompagne. Il y a toujours Ganesh, dans tous les temples, car qu’elle que soit la divinité qu’ils sont venus prier, ils doivent toujours prier Ganesh en premier. Au milieu du parc, une petite construction en brique permet de s’abriter du soleil. Les murs extérieurs sont ornés de petites rosaces, les briques des piliers comportent de jolies moulures, et la charpente et les fenêtres illustrent la maîtrise népalaise de l’art de sculpter le bois. Près de la sortie, un bouddhas doré a été mis en cage. Peut-être est-il vraiment en or, et la cage est censée le protéger ? On a ensuite fait un petit tour dans les grottes des chutes, dans lesquelles il y a un petit temple hindouiste et où il n’y a pas grand-chose à voir si ce n’est une insolite installation tenue par un prêtre. Contre quelques roupies celui-ci vous bénit, et vous donne une petite bille de terre, qu’il faut faire glisser dans un trou dans le mur. La bille active un mécanisme qui fait couler le lait des pis d’une vache en argile. Si j’ai bien compris, c’est pour commémorer les vaches qui ont nourri le dieu Krishna dans son enfance. Une des raisons pour lesquelles la vache est sacrée là-bas. Aucune raison de s’attarder là, l’étape suivante est bien plus intéressante.

Publicité

Publié dans Voyage Népal

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
ah ! notre grand amis khrisna
Répondre