Pokhara fin: sanctuaire Hindouiste et Phewa Lake

Publié le par Dadouchka

Après un rapide passage au dessus de gorges ou se précipite une rivière dont l’eau est blanche (je crois que c’est d’ailleurs le nom de la rivière, mais je ne suis pas bien sûre d’avoir bien compris l’intérêt de cette étape…), On arrive à un sanctuaire Hindouiste. A l’entrée, Bimal achète des pigments, des pétales de fleurs, des cordons rouges, des grains de riz…à un petit marchand d’offrandes. Ce dernier vend aussi des noix de coco, de l’encens… J’imagine qu’en fonction des prières ou des personnes, les offrandes doivent varier. Plusieurs temples se cotoient dans ce sanctuaire. L’un d’entre eux est consacré à la Déesse Bhagwati, priée par les jeunes filles qui souhaitent faire un mariage d’amour. Justement, ce jour là, il y a un mariage. Bimal m’explique que c’est forcement un mariage d’amour, car pour les mariages arrangés, le cortège ne monterait pas jusque là. La jeune fille vient en quelque sorte remercier se déesse. Sur l’esplanade du sanctuaire, un guide s’impose, comme partout pour faire la visite guidée. Il parle très vite, me montre un pic où les dévots casent une noix de coco (en remplacement d’un sacrifice qu’il fallait faire dans des temps plus reculés), les cloches qu’il faut remuer, les bas reliefs qu’il faut toucher, le visage de la déesse où il faut poser une tika…A la fin, ça ne le dérange pas de prétendre que sa prestation express et nébuleuse vaudra 10€ !! Je lui donne quelques roupies et on part plus loin. J’ai un peu de mal avec tous ces dieux et tous ces temples, à me souvenir de quelle pagode est dédiée à quel Dieu. Je note surtout le magnifique travail du bois des huisseries d’un petit temple en brique.

 

Juste à côté, un autre temple, beaucoup moins joli. Encore un temple de Shiva, avec son taureau faisant face à l’entrée. Mais celui-ci accueille un étrange locataire : une petite tortue couverte de pigments rouges : si j’ai bien compris, la tortue est une des incarnations de Vishnu, les dévots lui font donc des tikas comme ils en font à la statue du taureau, aux statues des dieux, et comme les prêtres leur en font. Les deux dieux cohabiteraient donc dans cet endroit. La bestiole n’est pas farouche, habituée qu’elle est d’être nourrie de la main de l’homme. Elle se dirige vers nous, plutôt rapidement pour un animal réputé peu véloce, mais nous n’avons rien à lui offrir. Alors elle fait demi-tour vers une dame en sari rouge bordé de noir (le sari des femmes newari) qui lui donne des morceaux de fruits à la becquée.

 

L’atmosphère de ces temples hindous est très différente de celle des temples Bouddhistes. Ici, les temples sont petit, une toute petite pièce accueille la statue du dieu, et le dévot se présente seul ou en famille, en présence du prêtre ou non. Pas de grand lieu de rassemblement et de prière collective. Beaucoup de mouvement toute la journée, avec des pics le matin tôt et le soir après la journée de travail. Du bruit aussi, les prières marmonnées, le cloches qui tintent. Et des odeurs : restent d’offrandes qui pourrissent, huile chaude des lampes, encens. J’ai trouvé ça à la fois fascinant et oppressant.

 

L’étape suivant était le musée de Pokhara, un musée ethnographique qui témoigne des traditions des peuples locaux, et de leur diversité. Une galerie de portraits montre les différentes ethnies, et elles sont très nombreuses. Puis divers objets du quotidien sont exposés : ustensiles de cuisines, outils d’artisans, matériel agricole, céramiques… Le musée est vétuste, et peu de choses sont expliquées, mais la diversité des objets offre un panorama intéressant. Malheureusement, les photos, n’étaient pas autorisées.

 

Après ça il y avait encore quelques étapes prévues, mais l’enchainement virant au marathon et la faim se faisant sentir, on a décidé d’aller manger un morceau. On s’est posés dans un restaurant au bord du lac, et discuté un long moment, de l’agitation politique dans le pays, des maoïstes, de l’avenir du pays qui cause beaucoup d’inquiétude, de l’avenir de Bimal et des études qu’il souhaite reprendre…C’était très intéressant, au point qu’on y a passé une bonne partie de l’après midi (mais celle-ci était déjà bien entamée quand on est arrivés).

 

On a passé la fin de la journée au bord du lac Phewa. Il paraît que pendant la saison sèche, on peut voir la chaine de l’Annapurna s’y refléter. Pas de bol, j’y suis à la mauvaise saison et à la mauvaise heure. Ça n’empêche pas l’endroit d’être très agréable. Avec la lumière bleutée du crépuscule, le paysage semblent enveloppé dans du papier de soie. A quelques dizaines de mètres de la rive, un petit sanctuaire posé sur une île est illuminé. Des barques multicolores, habillement pilotées par des femmes Gurung permettent de s’y rendre, ou de traverser le lac. Il parait qu’il y a quelques années il n’y avait pas de femmes qui dirigeaient les barques, aujourd’hui, il n’y a que ça. Au bord de l’eau, des hommes et de femmes démêlent des filets de pêche. Je ne vois pas de bateaux plus gros, alors je suppose qu’ils utilisent les mêmes barques pour se ravitailler en poisson.

 

Pour finir la journée, un bon repas à l’hôtel, et coucher tôt parce que départ tôt le lendemain. Enfin, en principe…

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Publié dans Voyage Népal

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